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– Le ministre de l’Enseignement supérieur réconforte les autorités universitaires
Kinshasa, le 04 mars 2010 – (D.I.A.) – Suite au soulèvement de certains étudiants de l’Université catholique du Congo (Ucc) le lundi 1er mars 2010, protestant contre certaines mesures relatives au payement des frais académiques, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire est descendu sur le lieu. M. Léonard Mashako Mamba a fait le déplacement de Limete afin de réconforter et encourager les autorités académiques de cette institution universitaire dans leur engagement en faveur de la science et la conscience.
Le ministre de tutelle était en fait dépêché par le chef de l’Etat et le Premier ministre qui étaient informés des remous enregistrés dans cet établissement jusque-là épargné par de troubles estudiantins. Sur place, un rapport est en cours d’élaboration et sera transmis à la haute hiérarchie du pays, via le ministre de tutelle. Au cours de l’entretien que ce dernier a eu avec le recteur de l’Ucc, le ministre Mashako a encouragé les autorités à travailler dans le respect du règlement. « Nous avons pris l’option pour qu’il y ait ordre dans ce pays », a déclaré le ministre de tutelle. Le mardi 02 mars, les cours ont repris normalement dans certaines facultés et d’autres étudiants étaient occupés à préparer les examens de la mi-session. Dans la foulée, les deux cafétérias que compte cette université étaient inondées de monde.
Interrogé sur ce qui explique cette reprise aussitôt des cours après la turbulence de la veille, le recteur de l’Ucc, le professeur abbé Jean- Bosco Matand, a indiqué que la vie était revenue à la normale déjà à 14h du 1er mars à l’Ucc. Mais en raison du climat vicié, il a demandé à tous les étudiants et au personnel de rentrer pour revenir le lendemain. Apparemment, la consigne a été respectée tant du côté des étudiants que du personnel académique et scientifique. Certes reconnaît le recteur de l’Ucc, les étudiants réclamaient certaines choses mais la procédure n’a pas été respectée, a-t-il regretté. « Notre université n’est pas une république bananière. Nous avons des règlements qui doivent être respectés. A l’Université catholique du Congo, chaque cas se traite individuellement », a souligné l’abbé recteur.
Pour lui, cette situation n’est point inquiétante pour l’avenir de l’université, car estime-t-il, « ceux qui ont organisé cette manifestation sont des agitateurs ». A en croire l’autorité académique, la plupart de ces pêcheurs en eau trouble font partie des étudiants dont l’inscription a été annulée en raison de fraude ou de falsification des documents. Une telle situation ne peut se faire qu’en complicité avec des agents de l’administration. Ce qui explique, peut être, le malaise ressenti même au sein du personnel administratif de cette université de renom. Il y a lieu de se demander si certains membres du personnel administratif et même scientifique, voire académique ne tirent pas les ficelles pour envenimer le climat à l’Ucc.
Par ailleurs, le recteur de l’Ucc, après les manifestations des étudiants, a eu un entretien avec la délégation des organisateurs du soulèvement. Ces derniers, en réalité, ont fait un coup d’Etat au conseil des étudiants, sensé organiser les activités et manifestations des étudiants car ayant reçu mandat de ces derniers par voie des urnes. Des six membres qui composent cette délégation, cinq étaient de la Faculté des Communications sociales et un de la Faculté d’Economie et développement. Parmi les doléances présentées à leur recteur, les délégués des manifestants soutiennent qu’ils étudient dans des locaux moins spacieux que leurs camarades de la faculté de Théologie. Mais sur les banderoles et les chants lors de la manifestation, ce groupe d’étudiants demandait le départ du secrétaire général académique de l’Ucc pour des propos discourtois.
L’Université catholique du Congo compte environ 2.700 étudiants, avec six facultés dont la Théologie , la Philosophie , l’Economie et développement, les Communications sociales, le Droit canonique, les Sciences politiques et administratives. L’Ucc est gérée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui en nomme le recteur et autres responsables. (De notre correspondante Marthe Bosuandole, Agence catholique D.I.A. www.dia-afrique.org )
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