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– Soutien logistique et financier de la Mission onusienne
Kinshasa, le 04 février 2010 – (D.I.A.) – Plus d’une cinquantaine de participants dont les représentants des communautés Bembe, Fuliiru, Nyindu, Buyu et Nyamulenge ont pris part à la conférence intercommunautaire de deux jours organisée à Baraka, territoire de Fizzi, avec l’appui de la Monuc , sur la pacification et la stabilisation, a révélé un bulletin de la Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo. Des députés provinciaux et un représentant du gouvernement local ont aussi pris part à la rencontre.
Faisant suite à la réunion des Bami organisée il y a quelques mois à Bukavu, la conférence de Baraka marque le point de départ d’une série de “dialogues intercommunautaires” destinés à appuyer le processus de pacification et de stabilisation au Sud Kivu au moment où l’opération «Amani Leo» s’attelle au démantèlement des dernières poches de résistance des groups armés Maï Maï, Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) et Force Républicaine Fédéraliste (FRF) qui entravent le processus de paix à l’est de la RDC. Plusieurs députés provinciaux et un représentant du ministère provincial de l’intérieur ainsi que le Commandant des Opérations Amani Leo au Sud Kivu ont pris part aux travaux animés par l’Administrateur territorial de Fizzi. Les discussions ont porté sur la décentralisation, l’identité nationale, les conflits communautaires, leurs sources et les pistes pour leur résolution. La Monuc était représentée par Aliou Sène, Chef de Bureau du Sud Kivu accompagné du Chef du Sous-bureau d’Uvira, du staff des Affaires politiques, des Affaires civiles et de l’Information publique de Bukavu et d’Uvira. Aliou Sene a appelé les fils et filles de Fizzi au dialogue et à la concertation, à la transformation de leur patriotisme en véritable énergie constructive pour la réconciliation, la mise en valeur des ressources du territoire et pour redonner de l’espoir aux générations futures.
Christian Manahl, Coordonnateur de la Région Est a rejoint la conférence pour inviter les participants à s’engager sur la voie du dialogue, à se mobiliser et à sensibiliser les jeunes générations contre le recours aux armes et à convaincre le commandant Yakutumba qui avait lancé l’idée de ce premier dialogue intercommunautaire à rentrer dans les rangs pour ne pas devenir une cible des opérations militaires en cours. Faisant écho aux propos du Colonel Kahimbi et en réponse aux inquiétudes exprimées quant aux dégâts collatéraux causés par les opérations Kimia II, il a rappelé aux participants que l’armée congolaise avait intégré en son sein quelques 54 groupes armés dont la plupart n’avaient aucune formation et qu’il faudrait du temps, la compréhension et l’appui des populations dans l’attente de la mise des militaires non actifs dans les casernes et de leur formation pour minimiser les impacts négatifs des opérations en cours. La vraie question- a-t-il ajouté, était de savoir si les communautés recherchaient une simple accalmie ou l’instauration d’une paix durable, cette dernière ne pouvant être obtenue que par la voie du dialogue.
La conférence de Baraka a bénéficié d’un soutien financier et logistique important de la Monuc. Elle suit celle des Bami qui avait été organisée à Bukavu en aout 2009 et deux autres dialogues intercommunautaires initiés par la communauté Banyamulenge à Uvira puis à Minembwe en août et septembre 2009 respectivement. D’autres rencontres sont en préparation pour les mois de février et mars 2010. (Agence catholique D.I.A.)
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