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RDC : Plus de professionnalisme dans la gestion des déchets domestiques à Malueka PDF Imprimer Envoyer
Politique et Société
Lundi, 22 Mars 2010 11:25


Vue des trieuses des déchets en périphérie urbaine de Kinshasa, photo agence de presse catholique Dia


– Inades et Oxfam/Québec en partenaires dans la banlieue kinoise

 

Kinshasa, le 22 mars 2010 – (D.I.A.) –  Dans une parcelle triangulaire de près de 20 dam2 , appelée aire de compostage, dans la lointaine banlieue de Malueka au sud de la capitale congolaise, des dames d’un certain âge s’occupent de trier régulièrement les déchets domestiques du quartier. Elles sont, avec quelques hommes, des engagés permanents  dans un projet de gestion des déchets domestiques récemment amélioré pour plus de professionnalisme avec un partenaire local.

 

 

Organisés avec l’aide de Inades Développement Congo en comité local de développement du quartier, Cld/Q Lukunga, les habitants d’une partie de cette banlieue bénéficient depuis peu de l’assistance de Avodec, une ONG locale,  pour plus de professionnalisme dans le traitement des déchets domestiques. L’Association des volontaires pour le développement communautaire, Avodec en sigle, a amené deux ingénieurs environnementalistes en vue d’assister les banlieusards de Malueka.  L’ONG internationale Oxfam/Québec est venue  en assistance financière dans la phase de décollage du projet.       

 

A l’arrivée des déchets domestiques ou de ménages, ont récemment déclaré les responsables locaux et techniciens de l’environnement à l’équipe conjointe Oxfam/Québec et Inades/Congo, les permanentes du projet trient les déchets en quatre lots selon la technique récemment apprise des techniciens de Avodec. Dans le premier tas sont rassemblés les déchets rapidement biodégradables tels les produits alimentaires  et autres restes de nourriture, dans le deuxième tas, sont rassemblés les déchets lentement biodégradables  comme les feuilles de chikwange, des branches et autres végétaux. Ces deux tas constituent les 65% des déchets domestiques. Les 35% autres déchets non biodégradables  sont également repartis en deux tas, les recyclables comme  les sachets en plastique, la ferraille, les verres et les non recyclables (à peine 2%) tels des mèches de cheveux artificiels, des pneus et autres souliers en plastique. Les deux derniers groupes sont encore en étude pour une revente ou une incinération, ont concédé les techniciens de l’environnement.

 

Les déchets biodégradables ont précisé les techniciens sont placés dans des zones de traitement, appelées andains, où sur de l’argile afin d’éviter de contaminer les nappes phréatiques, ils sont placés alternativement en couches biodégradables rapides et  biodégradables lentes sur une hauteur d’un mètre et demi. Dans ces andains de 3 sur 4 mètres de long, s’effectuent le travail naturel de compostage. En temps normal, le compostage lent se fait en deux  voire trois mois, mais avec le broyeur, les déchets réduits en petits morceaux subissent leur changement en 40 jours pour produire le compost. Actuellement  dans le site expérimental de Malueka, à partir de 12 tonnes de déchets de ménage, sont produits 6 tonnes de compost vendu à 2 dollars les 50kgs.

 

– Vendre le compost pour pérenniser le traitement des déchets domestiques

 

En vue de pérenniser l’engagement des habitants du quartier Lukunga à traiter les déchets domestiques, les responsables du projet s’attachent à vendre le compost obtenu aux maraichers du lieu, aux fleuristes et autres propriétaires de maisons  engagés dans les jardins potagers de parcelles, nombreux dans cette partie de banlieue populeuse. La multiplication des arbres fruitiers dans les parcelles, espèrent les promoteurs du projet va inciter le reste de la population à acheter le compost comme à Lemba, autre commune où l’expérience a réussi et permis le paiement des permanents dudit projet de traitement de déchets domestiques. En attendant, le comité local de développement compte engager plus de journaliers comme collecteurs de déchets et impliquer plus de 200 familles dans l’évacuation quotidienne desdits déchets en raison de 200 francs payés au collecteur. Ces montants versés  vont payer les permanents et acheter le carburant pour l’appareil à broyer les déchets. (Agence catholique D.I.A. www.dia-afrique.org )