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RUBRIQUES Archives La semaine Spécial 50 ans DIA
Documentation

Introduction.

 En droit international public et en relations internationales les relations diplomatiques entre les Etats sont basées fondamentalement sur les principes d’égalité et de souveraineté tel que consacrés par la Charte des Nations Unies, afin de favoriser les relations amicales entre les nations. L’article 2 (1) de la Charte des Nations Unies déclare en effet : « L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres ».  Un autre principe de fond stipule à l’alinéa 3 du même article précité que : « Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies ».

Depuis la prestation de serment de Joseph Kabila le 6 décembre 2006, La RDC est entrée dans la troisième république. Celle-ci se veut être la fin « définitive » des années d’incertitude de la guerre et des transitions inachevées.

Message de la Conférence Episcopale Nationale du Congo aux fidèles catholiques et aux hommes de bonne volonté à l’occasion du 47e anniversaire de l’indépendance

                    PREAMBULE

1.      Réunis en la 43e Assemblée plénière à Kinshasa du 03 au 07 juillet 2007, nous, Archevêques et Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), vous adressons un message d’espoir et d’interpellation sur la situation socio-politique de notre pays. La conjoncture actuelle est marquée par l’insécurité toujours persistante et l’exploitation non encore bien ordonnée et contrôlée de nos ressources naturelles.

2.      « A vin nouveau, outres neuves » (Mc 2, 22) : à une nouvelle ère, il faut des comportements nouveaux. Nous voulons vous demander à vous, notre vaillant peuple et nos nouveaux dirigeants élus, un grand sursaut national et un changement de mentalité pour sauver notre pays des dangers qui le guettent à nouveau. Ne dormons pas, la maison brûle!

3.      En effet, au moment où nous venons de célébrer le 47e anniversaire de notre indépendance, il ne faut pas seulement nous arrêter à la date du 30 juin 1960, où le pays a acquis sa souveraineté internationale. Il convient aussi de nous rappeler l’année 1885 lorsque, à la Conférence de Berlin, l’Afrique fut démembrée et attribuée aux puissances étrangères sanctionnant ainsi la colonisation du Continent. Nos dirigeants doivent donc redoubler de vigilance, pour que le pillage des ressources naturelles ne continue pas aujourd’hui sur la base de vieilles archives coloniales ou à la faveur d’autres balkanisations.

o  SUR LE PROCESSUS DE REVISION DES CONTRATS MINIERS

1.   1.   Introduction

    

Les organisations non gouvernementales (ONG) membres du Forum de la Société Civile Congolaise (FSC) vous transmettent par le présent Mémo les points saillants qui nécessitent l’attention de la commission gouvernementale de « revisitation » des contrats miniers et des informations relatives aux conflits d’intérêts dans les dossiers sous étude.

o       Vous trouverez ci-dessous des préoccupations majeures, notamment celles relatives aux renseignements faisant état des conflits d’intérêts des experts internationaux et leurs liens avec des banques privées qui agissent en bourse comme consultant en techniques financières au nom de certaines entreprises minières mises en cause.

CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO

P r é s i d e n c e

B.P. 3258 – Kinshasa/Gombe

Tél. : 00243 99 82 48 699

Fax : 00243 12 20 008

E-mail : conf.episc.rdc@ic.cd

COMMUNIQUE DE PRESSE

1. Les Archevêques et Evêques, réunis en session ordinaire du Comité permanent du 05 au 10 février 2007, ont commencé par prier pour le repos de l’âme du Cardinal Frédéric ETSOU NZABI BAMUNGWABI. Ils ont évoqué avec émotion la vie et l’œuvre de ce grand pasteur, qui a fermé ses yeux à la lumière de ce monde, pour les ouvrir à la lumière éternelle le 06 janvier 2007, le jour même où l’Eglise universelle célèbre la fête de l’admirable lumière qui a guidé les Mages vers le Christ, Lumière des nations. Homme de foi et de conviction, attentif au devenir de l’Eglise et au retour de la légitimité institutionnelle dans notre pays, le Cardinal laisse le témoignage d’un don de soi, au nom de l’Evangile, jusqu’au bout de ses forces. Les Evêques remercient l’Etat et le peuple congolais ainsi que les hommes de bonne volonté pour l’hommage unanime et public rendu à l’illustre disparu.

RESOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS

 

PREAMBULE

Réunis en Congrès panafricain sur l’«Evangélisation en Afrique : Ecclesia in Africa (EIA). Bilan et perspectives » à Dar-es-Salaam (Tanzanie) du 15 au 18.01.07, nous - Evêques membres du SCEAM avec les délégués du clergé, des religieux et religieuses et du laïcat de l’Eglise d’Afrique, de Madagascar et des îles adjacentes, ainsi que les délégués des Eglises sœurs et des organismes d’aide -, avons prié, réfléchi et fait l’évaluation de la mise en œuvre d’E.I.A, douze ans après, en rapport avec la prochaine 2ème Assemblée Spéciale pour l’Afrique du Synode des Evêques.

 

CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE

                            DU CONGO

                        P r é s i d e n c e

              B.P. 3258 – Kinshasa/Gombe

                   Tél. 00243 998248699

                    Fax : 00243 1220008

             E-mail : conf.episc.rdc@ic.cd

 

 

MESSE DES FUNERAILLES

DE

SON EMINENCE LE CARDINAL FREDERIC ETSOU

 

KINSHASA, 14-01-2007

 

 

Message de la CENCO

 

 

Chers frères et sœurs,

 

 

1.  Kinshasa est tout en pleurs et inconsolable, car depuis huit jours, son bien-aimé pasteur, le Cardinal Frédéric ETSOU NZABI BAMUNGWABI, ce vaillant homme de Dieu n’est plus de ce monde : il est parti pour la maison du Père. Kinshasa est en deuil, la CENCO aussi et avec eux toute l’Eglise catholique en RDCongo sinon toute la communauté nationale, car tous les fils et filles de ce pays partagent la douleur et le deuil du peuple de Dieu qui est à Kinshasa ; tous nous sommes frappés par ce deuil.

 

2.   A nos frères et sœurs de Kinshasa, aux chers évêques auxiliaires, aux prêtres, religieux et religieuses, à la famille de l’illustre défunt et à tout le peuple de Dieu, nous adressons nos sincères condoléances et les vœux que dans la prière nous formons, pour que « le grain de blé tombé en terre, grâce à l’action pastorale du Cardinal Etsou, produise beaucoup de fruits de salut et de sainteté pour notre Eglise » (cf. Mt 13,8). Au  Très Révérend Père Général des Missionnaires de Scheut et  à son Conseil Général, au Père Provincial et à tous les confrères de la RDCongo et en particulier ceux de Kinshasa de même qu’à tous les membres de la Congrégation nous exprimons nos condoléances les plus attristées et fraternelles  ainsi que notre profonde gratitude pour toute l’œuvre accomplie par S.Em.le Cardinal Frédéric ETSOU dans notre Eglise particulière.

 

3.   La solennité de l’Epiphanie 2007 fut le jour choisi par Dieu, le Père plein d’amour, « Père des miséricordes et Dieu de toute consolation » (2 Cor 1,3), pour rappeler à lui son « serviteur fidèle et avisé qu’il avait établi sur les gens de sa maison » (Mt 24,45) : notre bien-aimé Cardinal Etsou. En ce jour, où l’Eglise universelle célèbre la fête de « l’admirable lumière qui a guidé les mages vers le Christ, Lumière des nations » (Liturgie), notre Cardinal a fermé ses yeux à la lumière de ce monde, pour les ouvrir à la lumière éternelle. Quelle belle fin de vie pour un cheminement chrétien authentique, caractérisé par la suite du Christ (sequela Christi) à travers la pratique des conseils évangéliques ! Comment ne pas chanter le Magnificat avec le Cardinal et bénir « Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a comblé ‘son serviteur’ de toutes sortes de bénédictions de l’Esprit en Christ » (Eph 1,3).

 

4.   Notre Cardinal est ainsi passé de la Croix à la Lumière : « per Crucem ad Lucem », car tout au long de sa maladie, « les yeux fixés sur celui qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à son accomplissement » (Heb 12,2), notre cher défunt associait ses souffrances à celles du Christ, passant ainsi par une purification intérieure, pleine de mérites pour lui-même et pour le salut de notre peuple. « Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons, si nous souffrons avec lui, avec lui nous régnerons », dit l’Ecriture (2 Tm 2,13).

 

5.   Et pourtant, en dépit de ces souffrances atroces et récurrentes, le Cardinal Etsou a continué sans désemparer son ministère de Pasteur : il est resté jusqu’au bout le pasteur inébranlable de son peuple : Comme le Christ, « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin » (Jn 13,1). En effet, il trouvait encore, six jours avant sa mort, le temps d’écrire une lettre pastorale à ses ouailles. Admirable exemple de charité pastorale et du sens profond de la souffrance dans la vie d’un évêque. N’est-ce pas ce sens de la souffrance en union avec le Christ qui l’a amené à édifier un calvaire au-dessus de la montée de Mangengenge, afin d’enseigner aux fidèles que le salut de l’humanité se trouve dans la Croix du Christ (cf. Ga 6,14), et nulle part ailleurs (cf. Act 4,12).

 

6.   Le Cardinal Etsou était un pasteur infatigable : Que de fois ne l’a-t-on pas vu, quand le bien des fidèles l’exigeait, sillonner la ville de Kinshasa, pour y célébrer parfois trois messes en un jour ou bien pour participer à diverses rencontres et liturgies avec l’un ou l’autre mouvement catholique. Quelle joie pour un évêque, en effet, que les célébrations liturgiques avec le peuple de Dieu !

 

7.   Comme homme, le Cardinal Etsou frappait de prime abord par sa bonté, sa douceur, son humilité et sa simplicité. Doué d’un cœur sensible et par suite de sa formation en sciences sociales, il était attentif aux besoins matériels et spirituels de son peuple ; il ne pouvait supporter de le voir dans la misère ou bien fatigué et accablé comme des « brebis sans pasteur » (Mc 6,34). Aussi, à l’exemple du Seigneur, tenait-il le cas échéant à nourrir les fidèles à la double table du pain et de la parole de vie.

 

8.   Une telle attention aux besoins du peuple de Dieu rendait tout naturellement le Cardinal Etsou sensible aux problèmes des vocations. « Car la moisson est grande et les ouvriers peu nombreux » (Mt 9,37), dit le Seigneur. Aussi la pastorale vocationnelle a-t-elle toujours constitué l’une des priorités du prêtre et de l’évêque Frédéric Etsou. Il voulait, en effet, donner au peuple de Dieu des prêtres, des religieux et des religieuses voire des missionnaires en suffisance, afin de faire face aux besoins spirituels énormes des fidèles de Kinshasa.

 

9.   Dans le même ordre d’idées, il tenait concomitamment à l’organisation efficace de la pastorale familiale car, pour lui, de la santé morale de la famille dépendait celle des enfants et par ricochet celle des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse. Des familles saines naît un Etat sain. L’éducation des enfants étant prise en main surtout par les mamans, on comprend que le Cardinal se soit beaucoup investi pour que le mouvement des « mamans catholiques » soit à la hauteur de sa mission dans l’Eglise et dans la société. Sa passion pour la pastorale familiale en fera un membre du Conseil pontifical pour la famille.

 

10. Le Cardinal Etsou fut un pasteur au courage prophétique : sans peur du qu’en dira-t-on, il proclamait la Parole, insistant à temps et à contre-temps, dénonçant et exhortant toujours avec patience et souci d’enseigner (cf. 2 Tm 4,2). Il portait avec joie la lumière du Christ à toutes les couches de la population et à tous les milieux de vie. Il prêchait un évangile ouvert au monde ; pour le salut des hommes et femmes de bonne volonté. Comme Saint Paul, le Cardinal Etsou pourrait dire : « Annoncer l’Evangile n’est pas pour moi un motif d’orgueil, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile » (1 Cor 9,16).

 

11. Dans sa proclamation prophétique de l’Evangile, le Cardinal Etsou accordait une place particulière à la vérité comme adéquation de la pensée avec la réalité, conformité de la parole à la pensée, conformité de la parole à la vie. Ce témoignage à la vérité, le Cardinal le rendra jusqu’aux dernières semaines de sa vie sur terre, non sans s’attirer les foudres et des vives réactions de certains milieux. Tel est du reste le sort généralement réservé aux vrais prophètes. En effet, le prophète n’a pas d’autres armes que la parole de Dieu.  « Celle-ci est vivante… elle pénètre au plus profond de l’âme… elle juge des intentions et des pensées du cœur… Pas une créature n’échappe à ses yeux. Tout est nu devant elle, dominé par ce regard (Heb 4,12-16). Elle dérange les consciences droites.

 

12. Et pourtant, sa proclamation de la vérité s’est toujours accompagnée d’une grande charité et d’une impartialité manifeste, d’un grand sens de discernement et d’une sagesse éprouvée, toutes qualités dont le Cardinal Etsou a fait montre notamment lors des moments de contrariété pendant ses 29 ans d’épiscopat.

 

13. Missionnaire, le Cardinal Etsou l’était non seulement de son état canonique, mais aussi de tout son être. Le feu de la mission l’habitait : aller annoncer le Christ par toute la terre, tel était pour lui sa raison d’être et sa joie la plus profonde. Cette force intérieure se manifestait particulièrement lorsqu’il entonnait et animait le chant « Salela ye » ! Service de Dieu et du prochain par vocation ; proclamation de l’évangile dans le monde entier. Voilà résumées deux dimensions essentielles de sa spiritualité.

 

14. On se souviendra longtemps du Cardinal Etsou comme d’un homme qui avait le cœur sur la main : jadis curé de la paroisse saint Pierre, il avait fait de celle-ci un lieu de passage et d’accueil des prêtres. C’est là au demeurant que le Cardinal MALULA d’heureuse mémoire trouvera un abri à son retour d’exil à Rome (1972). Et récemment encore, le Cardinal Etsou a ouvert sa résidence épiscopale à deux évêques émérites, faisant ainsi preuve d’un sens élevé d’hospitalité africaine et chrétienne. La multiplication à bon escient de tels gestes fournirait à notre Eglise particulière des modèles africains de pratique de la pauvreté évangélique. La solidarité et le partage, forme concrète de cette vertu évangélique, est l’une des options de la CENCO pour le 2e siècle de l’évangélisation de notre pays.

 

15. Le Cardinal Etsou se faisait généralement un point d’honneur d’actualiser dans son diocèse les grandes options pastorales de la CENCO, notamment l’option fondamentale de l’inculturation. Ce souci d’inculturation des valeurs évangéliques dans la doctrine, la liturgie et la vie était aussi l’une de ses préoccupations ; car à l’école de son feu prédécesseur, le Cardinal Joseph Malula, Père de l’Eglise de Kinshasa (Cardinal Etsou), il avait participé aux premières expérimentations de ce qui deviendra « le Rite zaïrois de la messe » ou « le Missel romain pour les diocèses du Zaïre (RDCongo) » Dans ce même esprit,  le Cardinal Etsou s’est beaucoup investi dans les efforts d’inculturation du charisme de la vie consacrée.

 

16. Or tout travail d’inculturation est un défi de sainteté (Ecclesia in Africa, n° 68), défi d’une double fidélité : fidélité aux valeurs authentiques africaines et fidélité indéfectible à l’Evangile de Jésus-Christ. Cette fidélité au Christ, le Cardinal Etsou nous en donne la  preuve par le témoignage de sa vie : 51 ans de vie religieuse, 49 ans de sacerdoce et 29 ans d’épiscopat ; une vie toute donnée au Christ et à ses frères et sœurs, vie susceptible de servir de modèle pour la jeunesse congolaise et pour les différents états de vie de nos fidèles. N’est-ce pas cette fidélité qui commandait le zèle pastoral du Cardinal Etsou auprès des familles ?

 

17. Sa force d’âme, son zèle sacerdotal et son tonus spirituel, le Cardinal Etsou les trouvait dans sa solide dévotion à la Vierge Marie. Il avait pour Marie, la Mère du Christ, un attachement vraiment filial, qui est allé sans cesse croissant tout au long de sa vie. Il parlait souvent de son coma diabétique (13-15 août 1998), dont il attribuait la guérison à la Vierge Marie. Aussi lui a-t-elle dédié le Sanctuaire Marie, Reine de la Paix.

 

18. Parler de la fidélité au Christ, c’est évoquer le drame de la séparation et de la division des disciples de Jésus-Christ, qui a prié pour « que tous soient un » (Jn 17,21).

 

19. A ce sujet, le Cardinal Etsou a milité pour une pratique loyale de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux. On doit à son initiative le groupe dit des « Chefs des Confessions religieuses », dont les interventions pertinentes ont permis de rendre des services appréciables à notre peuple pendant la transition politique et le processus électoral.

 

20. Comment parler de la transition politique sans rappeler avec  profonde gratitude le rôle déterminant joué par le Cardinal Etsou au dialogue intercongolais à Sun City et à Pretoria ? Notre peuple lui restera profondément reconnaissant pour cette quête de la démocratie et ce souci des valeurs de dignité humaine, de justice et de paix, de pardon et de réconciliation, de promotion et de développement intégral de notre pays, dont le Cardinal Etsou s’est fait le héraut. La démocratie mise en marche par les élections présidentielle et législatives, le Cardinal pouvait dire comme le vieillard Siméon : « Maintenant, Maître, tu peux laisser ton serviteur partir en paix selon ta parole, car mes yeux ont vu le salut que tu as préparé pour ton peuple » (cf. Lc 2,29-31). 

 

21. Enfin, la page d’Evangile du Cardinal Etsou serait incomplète, si l’on ne mentionnait pas son souci de la bonne éducation et de la formation des enfants et des jeunes, son amour pour les orphelins, son attention aux malades et aux plus démunis, son assistance aux veuves et aux personnes du 3e âge, sa sollicitude paternelle pour les enfants de la rue et les enfants dans la rue. Cette sollicitude pour les veuves décidées à ne plus se remarier le poussera à instituer à Kinshasa le groupe des Oblates Apostoliques de Notre-Dame de Lourdes.

 

22. Quant à la CENCO, elle est particulièrement reconnaissante au Cardinal Etsou pour tous les services qu’il y a rendus pendant 30 ans comme vice-président de la Conférence épiscopale (1979-1984), comme président (2000-2004) et comme membre de droit du Comité permanent des évêques (1991-2007) et de l’Assemblée plénière (1976-2007). Dieu seul pourrait nous dire la valeur inestimable de ses interventions et de son action au sein de l’Episcopat. Méritoire à tout égard a été notamment son voyage à Goma et Beni-Butembo pour aller y chercher Son Excellence Mgr Kataliko, vice-président de la CENCO, à un moment où la conjoncture politique avait divisé le pays en deux. L’Episcopat, il le voulait à tout prix uni et en communion de cœur et d’esprit suivant sa propre devise épiscopale « cor unum et anima una ». Dans sa dernière lettre aux évêques datée du 30 novembre 2006, regrettant d’être retenu à Bruxelles, il souhaitait que l’assemblée plénière soit un moment de grande communion fraternelle, de solidarité profonde avec notre peuple, et une opportunité pour nous exprimer dans la cohésion et l’unité, avec sens de responsabilité, afin que ‘vienne le règne de Dieu’ dans nos différents diocèses et dans notre pays. Chacun sait combien le Cardinal Etsou était jaloux de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de notre pays. Nous serons tous dignes de lui en sauvegardant cet héritage national.

 

23. Au moment où il nous faut fermer les yeux pour revoir le visage de notre cher Cardinal, nous croyons pouvoir mettre sur ses lèvres les paroles de Saint Paul à Timothée, son fils bien-aimé : « Pour moi, voici que je suis déjà offert en libation et le temps de mon départ est arrivé. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Dès maintenant m’est réservée la couronne de justice qu’en retour me donnera le Seigneur […], lui le juste juge ; et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé sa manifestation » (2 Tm 4,6-8).

 

Chère Eminence,

 

24. Tes frères, les évêques membres de la CENCO, la communauté diocésaine de Kinshasa et tout le peuple de Dieu qui est en RDCongo te remercient infiniment pour toute l’œuvre accomplie au service de l’Evangile de Dieu et de notre peuple. « Ils te remettent à Dieu et à sa parole de grâce, qui a la puissance de bâtir l’édifice et d’assurer l’héritage à tous les sanctifiés » (Act 20,32). Pardonne-nous toute offense que l’un ou l’autre membre de notre Eglise et de notre peuple t’aurait faite. Nous aussi, nous te pardonnons de tout coeur. Tu peux t’en aller dans la paix et la joie du Seigneur. Désormais, chacune de nos célébrations eucharistiques sera un moment privilégié de profonde communion avec toi dans la mort et la résurrection du Christ. Veille sur Kinshasa et veille sur la CENCO, sur l’Eglise qui est en RDCongo, veille sur notre Nation. Quant à nous, nous te promettons et prenons l’engagement de sauvegarder l’unité de l’Episcopat, l’unité de l’Eglise Catholique et l’unité de la Nation, ce « dans un travail concerté et audacieux » (Benoît XVI aux Evêques de la RDCongo – « Défis pastoraux au seuil du XXIe siècle », (p. 103).

 

Tata Cardinal, okende malamu mpe opema na boboto, o bileko binso seko. Amen.

 

 

 

 

 

                                                                                              + L. MONSENGWO PASINYA

                                                                                                  Archevêque de Kisangani

                                                                                                    Président de la CENCO

                                                                                                           



Excellences Messeigneurs les Evêques,

Chers/chères Supérieurs (es) Majeurs (es),

Monseigneur le Chargé d’Affaires a.i. à la Nonciature apostolique,

Monsieur le Vice-président de la République,

Messieurs les Abbés,

Frères et Sœurs dans la Vie consacrée,

Bien-aimés dans le Seigneur,

S’il est vrai que «ce dont on ne peut parler il faut le taire», il est tout aussi évident que ce qu’on ne peut taire il faut le dire. Je m’en voudrais de taire les bienfaits accomplis par le Seigneur à travers cet éminent pasteur doté de grandes qualités humaines et spirituelles.

Les membres de l’Assemblée des supérieurs majeurs de notre pays, au nom desquels je prends la parole ce soir, voyaient en l’illustre disparu non seulement un pasteur mais aussi un aîné dans la Vie consacrée. Religieux de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, le Cardinal a célébré, en 2005, ses 50 ans de vie religieuse en compagnie de ses confrères de promotion. Bien qu’élevé au rang épiscopal et à la dignité cardinalice, il est demeuré attaché à l’idéal de la Vie consacrée en préservant intacts les liens spirituels et charismatiques qui l’unissaient à sa Congrégation. Jusqu’aux derniers instants de son existence sur la terre, il n’a pas perdu de vue «le sens d’appartenance à un Institut religieux» tant il est vrai que la veille de sa mort, il reçut l’onction des malades des mains du Supérieur général de la Congrégation dont il était membre.

En bon religieux, le Cardinal était habité par une double passion: la passion pour Dieu et la passion pour l’homme. Homme de Dieu, il a mené une vie spirituelle intense et remarquable, plaçant la prière au centre de sa vie, au début et à la fin des chacune de ses activités. Que de fois, il a entraîné ses hôtes dans la chapelle de l’Archevêché afin de clôturer la visite devant le tabernacle, dans la prière! La prière, l’invocation du Très-Haut, est un aspect important de la contribution que le Cardinal a apportée durant le processus électoral dans notre pays. Il a passé des heures à prier pour la nation congolaise, et il a exhorté les chrétiens à faire autant, convaincu que «si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain» (Ps 127,1). Le texte de la prière pour les élections, composé par Feu le Cardinal, a reçu une grande audience auprès de la population si bien que la RTNC n’a pas hésité de diffuser régulièrement cette prière, en période électorale.

Cependant, l’illustre disparu n’a jamais cédé à la tentation de «bâtir 3 tentes sur la montagne» (cf. Mc 9,5), en menant une vie contemplative éthérée, sans aucune prise sur la réalité de l’homme d’aujourd’hui. Il n’y a pas la passion pour Dieu sans la passion pour l’homme. Il n’y a pas non plus la consécration à Dieu sans la consécration pour le monde. La véritable prière est un chemin qui conduit vers l’homme. Tout au long de son existence sur la terre, le Cardinal a su comprendre et expérimenter comment la spiritualité vécue sincèrement est une route dont l’issue est un carrefour où l’on rencontre l’homme avec ses préoccupations et ses problèmes auxquels il faut trouver une solution. C’est pourquoi, le Cardinal a été un homme de grande générosité, un homme qui avait le cœur sur la main, comme beaucoup l’ont illustré dans leurs témoignages.

La passion pour Dieu et la passion pour l’homme avaient fait du Cardinal un homme de compassion. Comme Jésus qui n’a pas pu retenir ses larmes devant le tombeau de Lazare (cf. Jn 11,35), il cachait difficilement son émotion devant des situations de tristesse et de souffrance. Comme Jésus pleurant sur la ville de Jérusalem (cf. Lc 19,41), il manifestait son émoi face au sort du peuple congolais. Comme Jésus, il avait pitié de la foule, en voyant leurs misères (cf. Mc 6,34).

Frères et Sœurs dans la Vie consacrée, comment ne pas voir en cet homme habité par la passion pour Dieu et la passion pour l’homme, l’incarnation du thème de la Semaine de la Vie consacrée que nous organiserons à la fin de ce mois, à savoir, «Passion pour le Christ, passion pour l’humanité»?

Excellences Messeigneurs les Evêques,

Chers/chères Supérieurs (es) Majeurs (es),

Monseigneur le Chargé d’Affaires a.i. à la Nonciature apostolique,

Monsieur le Vice-président de la République,

Messieurs les Abbés,

Frères et Sœurs dans la Vie consacrée,

Bien-aimés dans le Seigneur,

Au nom des consacrés de notre pays, je voudrais exprimer notre gratitude au regard du travail abattu par le Cardinal au sein de l’Assemblée des Supérieurs Majeurs, ASUMA en sigle, dont il était le Vice-président national de 1968 à 1976. La postérité se souviendra que le Cardinal a lutté, de concert avec d’autres membres du comité directeur de l’ASUMA, en vue d’empêcher la zaïrianisation des œuvres missionnaires de certains Instituts religieux.

Nommé Evêque, il n’oubliera jamais l’ASUMA. Il sera présent dans tous les grands rendez-vous où l’on réfléchit sur l’avenir de la Vie consacrée dans notre pays. Il prendra activement part au colloque de la Vie consacrée organisé ici à Kinshasa en 2003. Durant la messe de clôture de ces assises, il adressera aux consacré(e)s réunis dans l’église Sacré-Cœur de la Gombe, un important message à partir de la métaphore du palmier.

«Le palmier, disait le Cardinal, jouit des richesses incomparables qui rendent d’immenses services à l’homme. Ses rameaux servent à décorer les lieux du deuil ou de la fête. Avec ses noix, l’on peut fabriquer de l’huile, des produits cosmétiques, pharmaceutiques, et j’en passe. Du palmier, l’on tire du vin. Le palmier est doté par la nature des vertus fabuleuses.» A travers cette métaphore, le Cardinal voulait ainsi montrer comment, à l’instar du palmier, la Vie consacrée, de par les charismes de différents instituts, constitue une grande richesse pour l’Eglise et le monde.

Mais en réalité, le palmier c’est chacun de nous, c’est tout homme doté de qualités humaines, intellectuelles et spirituelles. Le Cardinal était convaincu que l’homme est une richesse importante comparable au palmier. Nos diocèses, nos instituts de Vie consacrée ne sauront se construire sans l’homme, sans un personnel ecclésiastique ou religieux doté de multiples dons à l’instar du palmier. Voilà un enseignement important, hérité du Cardinal, qui nous invite à redécouvrir la valeur de l’homme, la dignité de l’homme dans notre société.

Excellences Messeigneurs les Evêques,

Monseigneur le Chargé d’Affaires a.i. à la Nonciature apostolique,

Monsieur le Vice-président de la République,

Chers/chères Supérieurs (es) Majeurs (es),

Messieurs les Abbés,

Frères et Sœurs dans la Vie consacrée,

Bien-aimés dans le Seigneur,

Aujourd’hui, le palmier est tombé. Un grand homme s’en va, un éminent pasteur vient de se retirer de la scène de l’histoire. Mais sa disparition est comparable à la chute d’un arbre qui est tombé en répandant, autour de soi, des semences d’où germeront de nouvelles plantes. La mort de cet éminent pasteur porte en elle des germes d’espérance, car disent les Ecritures: «Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur (…) car leurs œuvres les accompagnent» (Ap 14,13).

Roger WAWA, ssp

Président national de l’ASUMA

Kinshasa, le 05 décembre 2007

N/Réf. : CENCO/PR/LM¨P/2987/06/BC-5

S.E. Monsieur Joseph KABILA KABANGE

Président de la République Démocratique

du Congo

Palais de la Nation

KINSHASA/GOMBE

Objet : Félicitations et vœux

CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE

                          DU CONGO

                      P r é s i d e n c e

             B.P. 3258 – Kinshasa/Gombe

                 Tél. : 00243 998248699

                  Fax : 002431220008

             E-mail : conf.episc.rdc@ic.cd 

 

« AVANCE EN EAU PROFONDE» ( Lc 5, 4)

 

LA FOI DANS L'AVENIR DU CONGO

 

DECLARATION DE LA CENCO A L’AUBE DE LA IIIe REPUBLIQUE

 

Introduction

 

         1. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire à Kinshasa les 04 et 05  décembre 2006, nous, Archevêques et Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, saisissons cette occasion pour nous adresser à nos fidèles et aux hommes de bonne volonté en ce moment où, après une longue transition ponctuée par toutes sortes de turbulences politiques et sociales, notre pays est parvenu à l’étape finale de l’entrée effective dans l’ère nouvelle de la IIIe République.       

 


 

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